Fougueuse et passionnée, Isabelle Barbieri, une figure incontournable du paysage artistique haut-alpin.

Dans les années 1970, quand on voulait faire de la danse à Gap, il n’y avait pas vraiment le choix. C’était du classique ou rien. Alors c’est en tutu qu’Isabelle Barbieri fait ses premiers entrechats, dès l’âge de cinq ans. Quelques années plus tard, les danseurs américains débarquent en France avec le jazz. Et pour Isabelle, du haut de ses 15 ans, c’est la révélation. « Enfin une danse rythmée qui me correspond, avec laquelle je vais pouvoir m’exprimer. Le jazz émane du choc des cultures européennes et africaines, il raconte l’histoire de la migration vers l’Amérique, et celle de l’esclavage. Physique, organique, basé sur le rythme et le lâcher prise, plus qu’une danse, c’est un état d’esprit, une présence, une énergie communicative, bref, c’est la liberté ».
Avec enthousiasme et passion, elle se forme à Paris auprès de danseurs internationaux.
Férue de sports et de nature, elle obtient en parallèle son brevet d’Etat d’éducateur sportif et devient monitrice de voile et accompagnatrice en tourisme équestre ! Mais la danse est toujours là, plus forte que jamais, et à 30 ans, Isabelle décide de s’y consacrer entièrement, faisant de sa passion première un métier…elle sera « prof de danse ».
Sa pédagogie, sa fougue, son professionnalisme, son implication et sa bonne humeur en font l’une des enseignantes les plus reconnues dans le département.
Elle dispense ses cours à Avant Scène à Gap et à l’Ecole Municipale de Musique et de Danse d’Embrun, intervient en milieu scolaire, et danse également pour les compagnies « Escales » et « Imprévu ».

Texte : Marianne Alphand
Photos : Isabelle Barbieri