Une bonne dose de courage, une adrénaline à son paroxysme, une petite part de folie, un soupçon d’inconscience, un départ d’un avion en plein vol, et c’est parti pour une chute libre à 200 km/h !

Le parachutisme, devenu sport de l’extrême se démocratise et excite la curiosité de tous ceux qui un jour ont fait le rêve d’Icard. C’est au XVème siècle qu’un génie nommé Léonard de Vinci conçut scientifiquement un projet de parachute à l’usage de l’homme. Il faudra cependant attendre le 22 octobre 1797 pour assister à Paris, au Parc Monceau, au premier saut en parachute, à partir d’une montgolfière, par André Jacques Garnerin qui s’élança avec succès depuis 680 mètres d’altitude.

Mais le parachutisme connut son véritable essor au XXème siècle, avec l’apparition des premiers avions. Les militaires utilisaient cette pratique pour larguer des hommes ou du matériel sur une zone déterminée. L’après-guerre fit place au loisir, et aujourd’hui, le parachutisme est un sport de l’extrême très encadré.

Le départ se fait à 4 000 m d’altitude. Le parachute ne s’ouvre qu’à 1 500 m, entre ces deux niveaux, une sensation forte inégalable, une chute libre vertigineuse, « inoubliable et magique », selon les novices, « exceptionnelle et gravée à jamais dans les mémoires ».

Le premier saut se fait en tandem, avec un moniteur expérimenté. A l’issue d’une formation théorique, on s’équipe d’un harnais, et on grimpe dans l’avion. Décollage pour 15 minutes de montée jusqu’à 4 000 m d’altitude. On s’attache alors au moniteur, puis, face au vide pour quelques secondes interminables, le stress et l’adrénaline font monter les pulsations cardiaques. Et c’est parti pour le saut. Le moniteur contrôle la chute jusqu’à l’ouverture de la voile à 1 500 m. C’est l’occasion pour le novice de prendre les commandes, et s’initier à l’apprentissage de la conduite, aux différentes manœuvres, tout en profitant pleinement du paysage. Le moniteur reprend les commandes en phase finale, pour faire atterrir le tandem tout en douceur. Béatitude ou euphorie, le sourire se fixe sur les lèvres, le cœur reprend son rythme de croisière, et le subconscient dit « encore ! ».

Le Centre Ecole Régional de Parachutisme Sportif de Gap/Tallard, (C.E.R.P.S) propose l’activité. Sa réputation et sa situation au cœur des Alpes en ont fait le plus prestigieux de France. Il est devenu une référence en matière d’accueil et d’organisation de grandes manifestations comme les coupes et championnats de France, les mondiaux et tout autre rassemblement lié à l’activité.

Outre le saut en tandem, le club forme aussi à l’autonomie, via des stages de chute libre et une préparation aux brevets. Appelés PAC (Progression Accompagnée en Chute libre), les stages permettent d’acquérir les bases de la chute. Au programme: apprentissage de la position, techniques de vol, sécurité, séries de gestes précis et faciles à retenir, évolution sous le parachute. Au fur et à mesure de la progression, les sauts s’enchainent, suivis en vidéo par un moniteur diplômé d’Etat, jusqu’à complète autonomie.

Le CERPS donne du rêve : découverte de la terre vue du ciel, sensation de vitesse, adrénaline contrôlée… il rend le parachutisme accessible à tous les adeptes de sensations fortes, de 15 à 77 ans et laisse des marques indélébiles à tous ceux qui transitent au cœur du site.

Le vol en wingsuit ou la combinaison volante :
La wingsuit est une combinaison ajustée au corps du sautant, qui se gonfle d’air dès que le parachutiste sort de l’avion. Il se caractérise principalement par la présence d’ailes entre les bras et le corps, et entre les jambes. On ne fait plus de chute libre lorsque l’on porte une wingsuit : on plane et on vole tout en pilotant comme s’il s’agissait d’un avion! Imaginée et réalisée par Patrick de Gayardon à Tallard, cette discipline a pour but de passer d’un mouvement de chute à un mouvement de vol. Il faut être breveté et maîtriser les différentes phases de parachutisme conventionnel pour une formation d’initiation (proposée au CERPS). Loic Jean Albert est une figure mondiale et incontournable de la discipline qu’il a développée aux côtés de son créateur et popularisée par la suite. Loïc, surnommé l’homme-oiseau, est ainsi parvenu, grâce au prototype qu’il développe, à survoler une pente enneigée à moins de 3 mètres de hauteur près de Verbier en Suisse. La « wingsuit » est aujourd’hui commercialisée partout dans le monde par la société Fly your body, créée par Loïc à Gap.

Contact :
C.E.R.P.S Gap-Tallard
Aérodrome 05130 Tallard
Tel. 04 92 54 02 39
[email protected]
www.parachutismegap.fr

Texte : Marianne Alphand
Photos : C.E.R.P.S