Juillet 2011. Il fait beau, il fait chaud, et je retrouve à cette occasion tous mes amis afin de passer une journée agréable. Repas copieux, bon vin, parties de pétanque sous le soleil plombant. Tout pour passer une bonne journée. Le soir tombe, l’apéro ressort du frigo. J’ai mal à la tête ; rien d’anormal jusque-là, ce n’est pas la première fois. Un cachet et c’est reparti, mais pas pour longtemps. Un peu la tête qui tourne, je vais m’assoir un moment. En règle générale, vin plus soleil égal insolation, non ? Du moins c’est ce que je me dis. Le côté gauche de mon corps commence à fourmiller. Je ne m’affole pas, mes amis me taquinent avec des « tu nous ferais pas un AVC quand même ! ». Je leur réponds « Bien sûr que non voyons ! ». Ils ne croyaient pas si bien dire.

Au bout de trois jours, une visite à la maison médicale, une chez mon médecin traitant, et un passage aux urgences, les symptômes n’ont toujours pas disparus.

Mon généraliste m’envoie consulter un neurologue. Un scanner en urgence, et enfin un verdict : je fais bel et bien un AVC. Oups ! Le soleil et l’alcool n’y étaient pour rien ! De là s’en suit une semaine d’hospitalisation et un traitement. A la sortie, j’ai de la chance. Je n’aurai sans doute pas de séquelles, et mon cerveau n’est pas endommagé. Comparé à d’autres, je m’en sors plus que bien. Mais bon, il faut quand même encaisser. Ce n’est pas facile, surtout à 28 ans (l’AVC étant souvent associés aux personnes âgées… à tort, maintenant je le sais !). Mais là encore j’ai de la chance. Je suis entourée, famille et amis m’aident à retrouver le moral.

Aujourd’hui, malgré encore un peu de fatigue et un engourdissement encore présent dans le bout du pied, je vois les choses autrement, et je relativise (du moins j’essaie, c’est pas tous les jours facile non plus). Et surtout, je fais plein de projets, notamment de voyages, de très longs voyages. Ce qui me paraissait impossible avant devient réalisable. je profite aujourd’hui de la seconde chance qu’on m’a donné. Ça fait peut être cliché j’en conviens, mais ça n’a jamais été aussi vrai.

Rédaction: Martine.A