L’abeille est un insecte passionnant qui vit en société, chacune étant incapable de survivre sans les autres. Partez à la découverte du monde des abeilles.

Nous sommes allés à la rencontre des 2 Laurent, afin qu’ils nous expliquent leur monde des abeilles. L’un produit le miel, grâce à ses ruches de la vallée de Serre-Chevalier, l’autre anime des soirées et conférences sur l’apiculture et la vie des abeilles.

Carrière d’Abeilles
Les abeilles vivent en colonie. Elles forment une société très organisée, un peu comme une grande entreprise. Autour de la reine, dont la tâche unique est de pondre, les ouvrières s’activent avec ardeur. Celles-ci auront sept fonctions différentes durant leur existence d’une moyenne d’un mois. Certaines brûleront les étapes, d’autres n’évolueront jamais. Elles seront donc tout à tour: nettoyeuses (ménage de la ruche), nourrices (sécrétion de nourriture pour les larves: le couvain), architectes (construction des rayons en écailles de cire: les alvéoles), manutentionnaires, ventileuses (régulation de la température), gardiennes (défense) et butineuses (approvisionnement), alors que les centaines de « faux bourdons » paressent !

Le travail de l’Homme
Ainsi, cette colonie d’abeilles (essaim) va se trouver fort dépourvue quand la bise arrivera, aussi l’homme bien malin lui construit un abri douillet. Mais plus sérieusement, c’est la ruchette que l’homme utilise pour récupérer l’essaim et le transporter par la suite dans la ruche. Ainsi, l’essaim se réorganisera avant de rejoindre celle-ci. Certains essaims resteront sauvages, comme ceux que l’on peut voir dans les greniers ou les troncs d’arbres, d’autres se disperseront : suite à une maladie, un surnombre ou un changement de reine.
Les abeilles prélèvent le pollen des fleurs au printemps, ce qui constitue leur nourriture de base. Mais celui-ci étant trop chargé en eau, il se conserve mal. Elles continuent donc de s’approvisionner en nectar qu’elles transforment en miel, constituant ainsi une réserve. La ruche compte jusqu’à 80 000 abeilles en saison de butinage et seulement 15 000 en hiver. Les réserves étant abondantes, l’homme s’autorise à en prélever une partie pour notre plus grand plaisir.

La récolte de ce « fameux » nectar aux vertus multiples suit des règles strictes et précises. L’apiculteur équipé de sa vareuse, de ses gants, de ses bottes et de son enfumoir (pour éviter les piqûres) visite régulièrement ses ruches, de préférence par temps sec et sans vent. Le processus étant de prélever les cadres, les rayons sont désoperculés pour extraire le miel par force centrifuge. Le miel ainsi prélevé, est ensuite filtré et laissé au repos en cuve pour éliminer les impuretés, avant la mise en pots.

Le miel et ses complices…
Le miel est un produit que l’homme, malgré toute sa technologie, ne saura jamais fabriquer. Il en existe de toutes sortes, aux saveurs, couleurs et textures variées, reflet des terroirs « butinés ». Ses propriétés nutritives comme ses vertus médicinales en font un produit d’exception.
L’apiculteur peut aussi récolter dans ses ruches d’autres substances précieuses : le pollen (fortifiant), la propolis (mastic végétal antibiotique), la cire (bougies) et enfin la gelée royale rare et chère qui constitue un revitalisant par excellence.
La biodiversité
Le travail des abeilles serait sans nul doute le même si l’essaim n’avait pas intégré la ruche et était resté à l’état naturel. Cependant, le travail de l’homme participe en préservant le plus grand nombre d’essaims, via la pollinisation (fleurs fécondées), à la conservation et à la diversité des fleurs et des fruits de notre planète. On pourrait dire que c’est un sain partenariat, une équipe qui marche ! Rappelons l’importance capitale de ces ambassadrices « écolos » dans la préservation de notre écosystème ; et pardonnons-leur une petite piqûre de temps à autre !
Le Rucher de Serre-Chevalier 06 09 23 28 58
Abeille animation 06 77 69 58 86

 

Texte : Isabelle Alghisi
Photos : Laurent