C’est physique, technique, acrobatique et spectaculaire. Le BMX ou Bicross est un petit vélo spécialement conçu pour les acrobaties et les sauts. Très maniable, il inspire les pilotes, dits « riders », qui réalisent des figures aériennes toujours plus impressionnantes depuis maintenant une quarantaine d’années.

Les premiers BMX sont apparus dans les années 70 en Californie, au moment où le Moto Cross était très populaire. Selon la légende, le Bicycle Moto Cross, acronyme de BMX, fut inventé par des Motocrosseurs pour que leurs enfants puissent eux aussi s’amuser dans les bosses, mais sans moteur. Les jeunes ont ainsi créé des compétitions sur des pistes qu’ils construisaient eux-mêmes, et pour que l’imitation de leurs ainés motorisés soit plus fidèle, ils se sont habillés avec des équipements de moto cross. Le sport a pris le nom de BMX et le concept a été adopté. C’est en 1982, avec le film E.T. l’Extra-terrestre, que le BMX est entré dans la culture populaire, grâce à la célèbre scène de poursuite de ce drôle d’engin par des policiers en voiture.


Le BMX est reconnaissable par sa petite taille, et sa légèreté (jusqu’à 7 kg). Il présente de multiples spécificités, comme des roues d’environ 50 cm, des pneus larges, une absence de dérailleur, un cadre long et bas, un guidon caractéristique et pour les BMX destinés au freeride, un rotor. C’est un mécanisme qui permet la rotation du guidon autour de l’axe de la fourche, sans qu’il ne se bloque ou que les câbles de freins ne s’emmêlent. Les freeriders s’équipent aussi de Pegs, des cale-pieds fixés au niveau des moyeux des roues, utiles pour certaines figures comme les glissades.
Une fois dessus, on saute, on vrille, on fait des roues arrière, des Grinds (glissades), des double Peg, des Bunny-hop, des Tabletop, des sauts périlleux avant, arrière, sans les mains, sans les pieds… !!! Alors évidemment, on tombe. Et les chutes peuvent faire mal, si bien qu’on s’équipe : casque, gants, protège-tibias, dorsale, genouillères, épaulières, coudières, chevillières… non, ce n’est pas du football américain, mais les muscles et articulations sont mis à rude épreuve, alors on les protège.
Le langage des figures, sauts et rotations est une longue liste incompréhensible, que seuls les initiés peuvent décrypter. Mais le visuel reste impressionnant pour tout spectateur, novice ou averti.

Le BMX se pratique partout, sur piste, sur rampe, en milieu urbain… Les disciplines en BMX sont regroupées en deux catégories : La Race, on fait la course, et le Freestyle, on fait des tricks (figures).
La Race est une discipline olympique depuis 2008. C’est une « course » sur une piste en terre de 300 à 400 mètres, les virages sont relevés et une dizaine d’obstacles sont placés dans les lignes droites.
Pour le freestyle, il y a plusieurs catégories dont le Park, discipline la plus connue du BMX freestyle. Son principe est de rentrer des tricks sur un lieu consacré à l’exercice des pratiques extrêmes urbaines. Les parks disposent de rampes, de modules avec différents degrés d’inclinaison, et autres rambardes. Il existe aussi, la Vert, le Flat, le Street, le Dirt ou encore le Trail.


Le Bunny Hop Club de Briançon propose l’activité.
« Bunny Hop », c’est la figure de base commune à toutes les disciplines du BMX. On décolle la roue avant du sol puis on tire encore sur le guidon en poussant sur les pédales pour décoller la roue arrière. Né à Briançon en 2000, de la volonté de quelques anciens bicrosseurs des années 80, le Bunny Hop Club est passé de 0 à 31 licenciés en l’espace d’un mois alors qu’il n’y avait que 2 bosses et 2 trous…Surpris et dépassés par cet engouement, les membres de l’association, présidée par Pascal GRIOT, avec l’aide des bénévoles et d’une entreprise privée de TP, ont pu réaliser une mini piste d’environ 4 m de large, 320 m de longueur, et une grille manuelle de 4 places au départ. Ils pratiquent uniquement la Race, pas le Freestyle. Aujourd’hui l’effectif est quasiment le même et la piste mesure 350 m de longueur. La majorité des membres sont des skieurs ou des snowboarders. Le BMX, de par ses similitudes avec le ski et le snowboard, s’avère être un excellent sport complémentaire. « Nous ne pouvons le pratiquer que de mai à fin novembre en raison des conditions climatiques dues à notre altitude, mais nous en percevons les bienfaits dès que nous remontons sur nos skis ».
Seul club des Hautes-Alpes, il participe à la coupe de Provence, Trophée de France, Challenge France Sud/Est.

Plus d’infos : www.bunnyhopclub.fr

Rédaction : Marianne ALPHAND
Photos : Bunny Hop Club