Le décollage se fait en douceur, le vol est cotonneux, l’assise confortable et le spectacle magistral. Le parapente offre d’agréables sensations, et une vision en 3D d’un paysage « vu d’en haut ».

En hiver comme en été, on commence avec ce que l’on appelle communément « le baptême de l’air ». La pratique est accessible à tous et ne nécessite aucune condition physique particulière, si ce n’est une dose de témérité. Il suffit en baptême de se laisser guider par un moniteur breveté. Il faut tout d’abord grimper sur un sommet, en télésiège ou en 4×4. On observe ensuite avec grande attention les manœuvres minutieuses du professionnel ; il pose sa besace lourde de 24kg, en sort une voile de 42m2 qu’il déplie avec aisance et facilité, démêle les suspentes, et en quelques minutes, la voile est prête à s’envoler.
Il est temps maintenant d’équiper son partenaire d’aventure. Le moniteur l’installe dans sa sellette avec planchette pour l’assise et air bag pour la sécurité. Trois points d’attache, deux aux jambes, une à la taille, puis on assemble les deux sellettes en position biplace et on se lance dans la pente, à ski ou à pied. Le décollage se fait en douceur, sans à-coup. Assis et rassuré, le novice peut alors profiter du spectacle.

Pour grimper en altitude, les parapentistes cherchent « des thermiques » : une masse d’air chaud qui permet l’ascension par rotation. La voile est équipée de poignées de frein stoppées par des poulies, si on les lâche, ça bloque. Sécurité oblige. Le parapente présente d’autres aspects tout aussi intelligents : quand le corps est centré, il va tout droit, si on se penche, il va se mettre en virage progressif. On peut ainsi parcourir de longues distances, en « promenade aérienne » ou s’amuser aux figures de voltige. Dans ce cas, on tourne, on vire, tête en haut, tête en bas, on fixe la voile du regard. C’est comme en bateau ou en voiture, il faut fixer un point ou l’horizon pour ne pas avoir mal au cœur. Certaines personnes supportent d’avoir la tête en bas, d’autres pas, alors on s’adapte. En parapente, la sensation de vertige n’existe pas, car les pieds n’ont pas de contact avec le sol, un préjugé parfois source de renoncement à l’expérimentation de l’activité.

Les baptêmes de l’air dans l’Embrunais, Jennif’air en a fait sa spécialité. L’entreprise familiale tourne toute l’année. Bernard et Agnès sont les permanents fondateurs, et sont aidés ponctuellement par leur fils Titi (compétiteur). A leur actif, depuis la création de l’école, vingt ans de vols et d’expériences, vingt ans de baptêmes, de stages de perfectionnement, d’anecdotes, de vocations lancées, de souvenirs gravés, le tout au cœur d’un terrain de jeux prestigieux où lacs et montagnes cohabitent pour le plaisir des sens.

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www.jennifair.com

Rédaction : Marianne Alphand
Photos : Jennif’air