Fête du partage par excellence

Les Hautes-Alpes

Saviez-vous qu’en fonction des massifs montagneux, des régions ou encore des pays, les traditions de Noël varient et peuvent parfois nous ramener des siècles en arrière ! Entre rites et traditions, nous vous embarquons pour un petit tour du monde autour des fêtes de Noël afin de vous faire découvrir quelques traditions des Hautes-Alpes mais aussi certaines coutumes pratiquées dans le monde.

La veille de la fête de Noël, des feux de joies étaient allumés à plusieurs endroits dans les Hautes-Alpes. Différentes communes effectuaient cette tradition comme Espinasses, Théus, Remollon, Rochebrune, Aspremont, Aspres-sur-Buëch ou encore Saint-Pierre-d’Argençon. Les feux de joies étaient “l’attraction” de la veille de Noël et rappelaient celle de l’allumage des feux du solstice d’hiver. Une fois le feu bien consumé, les jeunes se lançaient des défis et s’amusaient à sauter par-dessus.

De partout dans le monde, Noël est synonyme de moment de partage en famille. Dans les traditions passées, juste après la messe de minuit, il était question de manger des creusets et de faire tourner un verre de vin entre les membres de la famille que le chef de famille goûtait en premier. A la fin du repas de Noël, il fallait également boire à la santé des absents.

Tout comme la dinde et le foie gras, la bûche de Noël fait partie depuis longtemps des incontournables des repas de cette fête. Mais, connaissez-vous son origine ?

Dans les temps anciens, ce n’était pas le dessert que l’on connaît aujourd’hui. Dans les Hautes-Alpes, on mettait un arbre entier dans la cheminée le soir de Noël et on enflammait l’une de ses extrémités. On le poussait chaque jour un peu plus dans l’âtre de la cheminée pour qu’il continue à brûler jusqu’au Jour de l’An. Si la bûche de bois s’éteignait avant le premier janvier, on y voyait un signe de malheur. Avec la disparition des très grandes cheminées, cette tradition était plus difficile à respecter, les bûches devenant de plus en plus petites. Et, c’est vers 1860 qu’un pâtissier a eu l’idée de créer le roulé de Noël en souvenir de cette tradition.

N’étant pas très loin de la Provence, certaines communes des Hautes-Alpes respectaient la tradition de réaliser une crèche de santons, le mot provençal « Santoun » veut dire « Petit Saint ». Aujourd’hui, cette tradition perdure et anime le village de Serres avec « le chemin des crèches » qui compte environ 100 crèches.

Texte : Camille La Caria