Le stress, il en existe deux sortes, le bon qui permet de relever des défis et le mauvais qui crée des tensions musculaires, inutiles et dévastatrices pour l’organisme.
Dans ma vie, j’ai hélas le mauvais. Déclenché par des petits riens, des grands et des moyens riens, il provoque une crispation musculaire générale, avec un verrouillage des lombaires et de la scoliose. Le corps et l’esprit ne faisant qu’un, je subis quelques manifestations perturbatrices physiologiques et psychologiques mineures ou majeures.

On se demande alors comment on en arrive là ? Je ne sais pas vraiment. J’ai suivi des études de façon très laborieuse, c’est une des innombrables sources de stress. Le sport m’a permis de tenir le coup, un moyen pour moi de compenser une voie pesante où tout est “noir”.
Très jeune, poussée par un besoin étrange, j’ai fait de la gymnastique. Adolescente, je joue au basket, je pratique un peu de spéléologie, d’escalade, de planche à voile et pas mal d’athlétisme. Je réalise de belles performances en sprint, en saut en hauteur et en longueur. J’aurais pu faire mieux mais à deux centimètres près, mon corps et mon esprit refusaient obstinément de franchir l’obstacle !

Le temps passe. Je réussis tant bien que mal à accepter le vieillissement de mon corps et finis par obtenir les diplômes tant espérés. Aujourd’hui, disons que je suis ou tente d’être “actrice de l’état de mon corps”, j’écoute mon moi intérieur. En faisant quoi me direz-vous ? Je pratique la relaxation, la danse, la natation, la marche, et je fais des séances de kiné et de Feldenkraïs depuis une dizaine d’années.

Le Feldenkraïs est une méthode qui a été mise au point par M. Moshé Feldenkraïs, ingénieur, chercheur, physicien et première ceinture noire de judo en Europe. Il a étudié les mouvements, le squelette, l’énergie vitale et a observé les bébés qui utilisent intelligemment leur corps. Il a alors découvert qu’en faisant un travail en profondeur, lent, précis et associé à la respiration, nous mettons notre système nerveux et notre système musculaire en relation de façon durable. Les systèmes respiratoires, circulatoires et digestifs n’en sont qu’améliorés.
Les exercices permettent de prendre conscience de nos mouvements, de les rendre fluides et efficaces. On apprend à se connaître en cherchant ses limites tout en douceur et en intelligence. En pratique, on exécute des mouvements lents, très lents, très précis, avec des moments de pause en alternance. On est comme plongé dans un état “entre veille et sommeil”. Dans cet état, on parvient à “communiquer” avec notre inconscient.
J’ai rencontré des danseurs professionnels très accros à cette méthode, me disant qu’ils la pratiquaient tous les jours. Je les comprends totalement. Pour moi, le Feldenkraïs me permet de sortir du stress qui m’entoure.

Anonyme