Coupes d'Europe Orcières 2024 - Schmitt Janine ©Gilles Baron
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Le 26 Janvier

Les Coupes d’Europe Région Sud à Orcières ont tenu toutes leurs promesses

Le sport de haut-niveau féminin a élu domicile à Orcières du 21 au 25 janvier. 8 nations participaient aux Coupes d’Europe d’Orcières, soit une cinquantaine de compétitrices venues s’affronter sur 2 Descentes et 1 Super G.

L’Autriche et L’Italie ont dominé les deux épreuves de descente sur une piste Camile Ricou difficile qui nécessitait un engagement important. Deux Françaises parviennent néanmoins à s’illustrer lors de la seconde descente avec une 3e et 4e place.

L’épreuve de Super G de ce jeudi 25 janvier a été tout aussi exigeante. Après quatre jours de descente il fallait tenir le rythme et surtout l’adapter pour arriver jusqu’au bout : être rapide sur le haut puis bien préparer ses courbes sur la partie basse afin de passer toutes les portes. Une d’elle a fait notamment défaut à de nombreuses concurrentes qui n’ont pu terminer leur course. Le Super G est une “discipline à l’instinct” comme en témoigne Loïs Abouly la Française qui termine 8ème au général :

Il n’y pas d’entraînements avant la course, c’est du “one shot” alors il faut se faire confiance. La neige était plus douce aujourd’hui, ça accélérait moins, j’étais plus dans la technique que dans la vitesse.

L’italienne Vicky Bernardi qui remporte l’épreuve apprécie elle aussi le côté impromptu de la discipline :

Ma recette : me faire plaisir, descendre et voir ce qu’il va se passer ensuite !

Les Coupes d’Europe d’Orcières, l’antichambre de la Coupe du Monde

Les pistes de descente homologuées FIS sont très recherchées par les athlètes, souvent obligés d’aller s’entraîner à l’étranger. “Mettre nos filles ou nos garçons sur une piste comme la Camile Ricou n’a pas de prix” confie David Chastan, Directeur du ski alpin au sein de la Fédération Française de Ski. “Cette piste est parfaite comme terrain d’entraînement, notamment pour des athlètes qui courent en Coupe du Monde. Venir à Orcières leur permet d’élever leur niveau et être ainsi compétitifs lors des épreuves internationales”.

Une rampe de lancement pour les jeunes françaises

Lors d’une course à l’étranger, le nombre maximum d’athlètes est de 10 par nation. Le quota s’élève à 30 compétiteurs / compétitrices pour la nation qui accueille. De jeunes athlètes à l’image d’Emy Charbonnier (de Chaillol) bénéficient alors d’une place : “c’est là qu’elles apprennent, se confrontent au haut-niveau et aux autres nations. Elles se rendent compte du travail à accomplir, c’est aussi là qu’elles apprennent à gérer la confiance” poursuit David.

La jeune Champsaurine, double championne de France U18, a pu se confronter au haut-niveau sur la piste Camile Ricou. Sortie lors de la première descente, elle termine 38ème de la seconde Descente et 24ème du Super G. Une bonne préparation avant les Championnats du monde Junior prévus la semaine prochaine pour lesquels Emy s’est qualifiée. 

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