Le Moulin à Verre

Couleurs, textures, odeurs, lumière, cette combinaison se retrouve dans le travail du vitrail. Anaïs Michel est tombée sous le charme.

Après avoir fait des études de langues étrangères appliquées et une licence professionnelle en valorisation du patrimoine culturel, Anaïs décide de revenir vers ses premiers amours : le travail manuel. Elle cherche donc des formations, et c’est un peu par hasard qu’elle découvre le vitrail. « Je suis tombée sous le charme du vitrail, toutes ces grandes feuilles de verre, toutes ces couleurs, cette lumière, l’odeur de l’étain…tous ces éléments m’ont plu tout de suite » me confie Anaïs. Elle décide alors de suivre cette formation professionnelle de plusieurs mois sur Lyon.

« Cette formation m’a permis d’apprendre la technique du vitrail traditionnel au plomb, ainsi que l’art du vitrail et son histoire. Elle a aussi participé à la restauration des vitraux de la cathédrale Saint-Jean de Lyon et créé des vitraux pour des particuliers. Ce fut une expérience inoubliable ! » précise Anaïs. Elle passe ensuite le CAP en candidat libre. Elle pratique le vitrail chez elle tout en cherchant du travail dans des ateliers. Mais, les débouchés se font très rares dans ce milieu. Elle décide donc de se lancer seule : « j’ai commencé à faire mes propres créations, sans oser les montrer. »
En janvier 2016, Marie Fradin, créatrice de perle en verre filé au chalumeau, m’a proposée d’exposer mes créations au sein de sa boutique « Au Fil du Verre » à Gap, 34 rue Colonel Roux. Cette étape a été extrêmement importante pour cette jeune vitrailliste. Anaïs a ainsi pu avoir des retours sur ses créations et affiner son savoir-faire avec patience. Dès l’été 2016, elle commence à exposer au sein des marchés artisanaux des Hautes-Alpes, en grande partie avec « Artisans Sans Vitrine ». Soutenue et encouragée, elle poursuit en exposant lors des marchés de Noël locaux.

Anaïs expose dans des dépôts-vente tels que la Main Embrunaise à Embrun et le Hang’art à Serres. Cette artiste sera également présente au salon des Journées Européennes des Métiers d’Art au Quattro à Gap les 31 mars et 1er avril 2018.

La création d’un objet en verre ou d’un vitrail passe par plusieurs étapes : la coupe du verre, le meulage, le sertissage et le travail de soudage. Le choix du verre est une étape évidemment des plus importantes lié à sa transparence, sa translucidité et sa couleur.

Anaïs travaille selon deux techniques différentes : le Tiffany et le vitrail traditionnel au plomb. La première consiste à sertir chaque bout de verre avec du cuivre adhésif et à assembler ensuite le tout en faisant couler de l’étain sur le cuivre, la deuxième consiste à les sertir avec les baguettes de plomb. Ces deux techniques aboutissent à un travail totalement différent. Le Tiffany peut avoir un aspect plus fin que le vitrail traditionnel.

« Ce que j’aime dans le vitrail, c’est avant tout le verre ! Ce matériau est magique, il offre une quantité de possibilités de par ses couleurs, sa transparence, son opacité… C’est un matériau subtil et capricieux qui peut être difficile à manipuler certains jours et tendre d’autres jours. C’est un peu comme si le verre ressentait l’état d’esprit dans lequel on est quand on le coupe » précise Anaïs.

En plus des vitraux, elle réalise des lampes, des objets de décoration et des bijoux. Dans ses créations, Anaïs essaye de donner de la légèreté, de la poésie et de la modernité à cette technique ancestrale. Elle peut évidemment travailler sur commande pour la création de pièce unique ou pour la création de vitraux sur mesure. Alors, n’hésitez pas à la contacter pour découvrir ses oeuvres.

[email protected]
Tel. 06 82 83 23 82
www.anaismichel-vitrail.com

Texte : Camille La Caria
Photos : Anaïs Michel