En 2020, les Hautes-Alpes seront sur tous les fronts. De grands évènements à la fois sportifs et culturels qui feront rayonner l’ensemble des territoires haut-alpins.

L’ETAPE « REINE » DU GIRO
dans le Briançonnais le 30 mai
Photo © Pat.Domeyne (victoire d’étape à Risoul de l’italien Vicenzo Nibali sur le Giro 2016)

C’est l’une des nouveautés du calendrier et surtout un cadeau que les amateurs de cyclisme n’attendaient pas : le Giro d’Italie est de retour ! 

Le Giro est la 2e plus grande compétition internationale à étapes après le Tour de France. Pour les organisateurs transalpins, les cols des Hautes-Alpes, frontaliers de l’Italie, représentent un terrain majeur dans la conquête du maillot rose et une répétition « grandeur nature » pour les coureurs du peloton avant le Tour de France. Après 2016 (et l’arrivée victorieuse de Vincenzo Nibali à Risoul et le départ de Guillestre), la 103eédition s’élancera le 9 mai 2020 de Budapest pour s’achever le 31 mai à Milan au terme de 21 étapes du sud au nord de l’Italie. Remporté l’an dernier par l’équatorien Richard Carapaz, tous les regards sont d’ores et déjà tournés vers la 20ème étape le 30 mai entre Alba et Sestrières (200 km), à l’avant-veille de l’ultime contre-la-montre individuel de Cernusco sul Naviglio à Milan. Une journée infernale  qui pourrait bien bouleverser le classement général avec les passages du col Agnel (qui sera la Cima Coppi de ce Giro avec ses 2 744 mètres d’altitude), de l’Izoard, la montée de Briançon (et peut-être l’ascension de la Gargouille comme en 2007) et le col du Montgenèvre. 5 300 m de dénivelé positif, calqués sur l’étape légendaire de 1949 entre Cuneo et Pinerolo (via Larche, Vars, l’Izoard, Montgenèvre et Sestrières), où l’italien Fausto Coppi avait dynamité le peloton à deux jours de l’arrivée de l’épreuve et remporté son troisième Tour d’Italie. 

LE TOUR DE FRANCE
de retour à Orcières-Merlette 1850 et à Gap (30 juin et 1er Juillet)
Photos © ASO et Pat Domeyne

Gap, Orcières-Merlette 1850, le Dévoluy, le Champsaur…. Un mois après le passage du Giro d’Italie dans le Briançonnais et le Queyras, c’est le Tour de France qui retrouvera à nouveau les Hautes-Alpes pour la 83e fois depuis 1922 et la cinquième fois en six ans, faisant du territoire haut-alpin, l’un des « plus visités de la grande boucle ».

Ce 107ème millésime (27 juin-19 juillet 2020) dont le Grand Départ sera donné de Nice, attaquera directement par le sud des Alpes et notamment les Hautes-Alpes, avec une quatrième étape le 30 juin entre Sisteron et la station d’Orcières-Merlette 1850 (157 km) puis le 1er juillet avec un départ de Gap vers Privas (183 km). 
Une formule originale qui permettra de goûter à la haute-montagne dès le début de la compétition avant de retrouver le massif alpin lors de la dernière semaine de compétition. 
Pour Christian Prudhomme (directeur du Tour), « Une arrivée en altitude, si tôt dans le Tour de France est rarissime.  Le Grand Départ de Nice nous permettra d’évoluer très vite dans le décor d’exception des Hautes-Alpes. C’est une excursion gentiment corsée qui débutera dans le massif du Dévoluy avant le Champsaur. La montée vers Orcières-Merlette devrait nous donner de précieux enseignements sur la forme des uns et des autres ».   

Les Hautes-Alpes, une nouvelle fois « pierre angulaire » de la plus grande épreuve cycliste du monde et pour Orcières-Merlette, une 5e consécration après 1971 (Ocana), 1972 (Van Impe), 1982 (Simon) et 1989 (Rooks).
Mais, avant les fameux et interminables lacets vers la station, les coureurs emprunteront la vallée du Buëch. Puis, ce sera Aspres-sur-Buëch, Veynes et l’entrée dans le massif du Dévoluy avec l’ascension du col du Festre (1440 m), déjà emprunté par les coureurs du Tour le 15 juillet 1982. 
Par la suite, le peloton rejoindra Saint-Disdier en Dévoluy, les gorges de la Souloise et le lac du Sautet pour remonter la Route Napoléon en direction de Chauffayer, la Fare en Champsaur, Saint-Bonnet, l’Aullagnier, les Combettes et la Vilette (Saint-Michel de Chaillol).
Au terme d’une traversée en balcon sur la plaine du Champsaur, susceptible de favoriser les échappées, les coureurs arriveront à Chabottes avant de monter vers Saint-Léger les Mélèzes. Puis viendra la longue et progressive ascension vers Orcières-Merlette…. 11 km de lacets à 5,9 % (654 m de dénivelé) pour se poser à 1850 m.

Textes : Agence de développement des Hautes-Alpes