Une descente en VTT du plus haut volcan du monde…c’est le défi que se sont lancés cette année cinq Hauts-Alpins férus de sensations extrêmes du 6 novembre au 10 décembre.
Les Orrians Sébastien Aubert, Gilles Roulet, Simon Lenoble, Rodolphe Traska et Franck Amblard ont passé cinq semaines à la frontière entre le Chili et l’Argentine, dans la Cordillère des Andes. L’idée était de descendre le sommet “Ojos del Salado” (6893m). Bien que sa dernière éruption ne soit pas connue avec précision, le plus haut volcan du monde est considéré comme actif. Rarement recouvert de neige malgré son altitude, le terrain est rocailleux, sableux, les températures sont très basses, et le vent extrêmement fort.
La philosophie de l’expédition menée par Sébastien était d’être autonome à 100% au niveau logistique, orientation et nourriture. “Première difficulté, nous avions 30kg sur le dos, et pas de porteur (15kg de vélo, plus le matériel de secours et de réparation, nos effets personnels et de la nourriture pour six jours)”.
“A chaque palier, il fallait redescendre 300 m plus bas en 4×4 pour refaire le plein dans une ville, ça nous prenait au moins 2 jours” raconte Sébastien. Les problèmes de logistique etaient la deuxième difficulté avec peu de marge en cas de soucis. Troisième difficulté : la fatigue physique et mentale avec deux ennemis à combattre, le froid et le vent. “Il faisait -20°C à certains paliers, -10°C sous la tente et un vent incroyable”.

Après 20 jours en montagne, et une accumulation de facteurs peu surmontables, les cinq amis ont décidé d’arrêter l’ascension du volcan à 6000m, pour laisser place à la descente. “Il fallait une vigilance extrême pour gérer la descente, se regarder les uns les autres, car une chute peut vite être dramatique dans ce secteur. La pente est forte et recouverte de sable et de blocs de pierre. Tout comme en ski dans la poudreuse, nous y laissons nos traces.
Et pour ne pas repartir sur un échec, les free-riders se sont tout de même retranchés sur un autre 6000m dans les Andes, l’Ermitano.
Depuis les années 2000, Sébastien Aubert enchaine les plus hauts sommets aux quatre coins du globe : Islande, Maroc, Tahiti, Thaïlande, Réunion, Amérique du Sud…et envisage comme futur projet un 7000m au Chili, “avec une organisation différente !”.

Rédaction : Marianne Alphand.