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Le 01 Novembre

Laurent Bellet, journaliste sportif sur France Télévision

Laurent Bellet est journaliste sportif et rédacteur en chef adjoint au service des sports de France télévision depuis 36 ans. Ce natif de Gap nous parle de son parcours et de son attachement aux Hautes-Alpes…

  • Quel a été votre parcours après vos années à Gap en tant qu’hockeyeur aux Rapaces ?

Je suis parti jouer à Bordeaux et quand j’ai arrêté, j’ai intégré l’IUT de Bordeaux pour apprendre le métier de journaliste. Après un passage à Radio France à Bordeaux, je suis rentré à France 3 Aquitaine. En 1990, je suis monté à Paris où j’ai débuté au service des Sports de France TV pour commenter le hockey. Depuis 1988, j’ai commenté tous les jeux olympiques d’hiver et je suis aussi allé commenter les JO de Barcelone puis ceux de Sidney. Depuis, je donne la priorité aux Jeux Paralympiques. Toutefois, j’ai eu un parcours plutôt classique quand j’ai intégré le service des sports de France 3. J’ai participé au lancement de Tout le Sport où j’ai été rédacteur en chef pendant une quinzaine d’années. Et puis en parallèle, j’ai développé des émissions pour TV5 Monde sur le thème du sport et je commente également des matches pour cette chaîne.

  • Est-ce que vous avez l’occasion de revenir dans votre ville natale ?

Oui je reviens dans les Hautes-Alpes où ma sœur vit toujours et puis j’ai aussi de nombreux copains ! Je suis notamment revenu cet été pour le Tournoi de Golf des Rapaces de Gap organisé par Dominique Pelloux. J’étais super content d’être là. J’adore revenir dans les Hautes-Alpes.

  • Vous avez récemment candidaté pour la présidence de la Fédération Française de Hockey, mais pour des raisons administratives, votre candidature n’a pas pu être validée. Est-ce que vous avez prévu de vous engager dans le milieu associatif avant de renouveler votre candidature dans 4 ans ?

Oui j’ai le projet de rester mobilisé avec les gens qui m’accompagnaient sur cette candidature. Je regrette qu’elle n’ait pas été validée. La fédération se serait grandie en acceptant la discussion. Elle ne prend pas la mesure des choses et le hockey a besoin de se pencher sur les problèmes. Aujourd’hui, on a plus de patinoires que les autres grandes nations européennes mais on a moins de résultats. Le hockey mérite mieux que ces basses manœuvres. Mais je souhaite rester proche du milieu et on verra d’ici 4 ans en temps voulu ce que je ferai.

  • La région Sud a annoncé sa volonté d’accueillir les jeux Olympiques d’hiver 2034 à Nice avec on l’espère des épreuves dans notre département. Est-ce que vous pourriez apporter votre pierre à l’édifice pour la constitution du dossier ?

Je n’ai pas été approché directement mais personnellement je trouve que cela est vraiment bien. Cela donne une vision à long terme pour le département. Les Hautes-Alpes auraient besoin d’un projet structurant, d’un projet commun, un projet qui a du sens. Mon grand-père a été quelqu’un d’important dans les Hautes-Alpes et il parlait déjà à son époque d’une liaison entre Marseille et Turin. Après, il faut voir entre les idées qui sont lancées et la volonté du COJO (ndlr : le comité d’organisation des jeux olympiques) pour voir s’ils sont séduits par un tel projet, notamment sur la question de la mobilité entre les différents sites et l’emprunte carbone.